Témoignage

par S.E. M. J.A. de Sedouy, ancien ambassadeur et historien, à l'occasion de la conférence donnée au JOCKEY CLUB de Paris, le 21-11 12,

C'est un grand plaisir pour le Jockey-Club de vous accueillir ce soir, à l'invitation de notre président et de la duchesse de Brissac qui nous font l'honneur d'être parmi nous. Le titre de votre conférence : Quand géométrie sacrée rime avec paysagisme » nous a intrigués et ceci redouble notre plaisir. Nous avons eu ensemble un entretien, fort agréable, qui m'a permis, non pas de percer les mystères dont vous allez nous entretenir, j'en serais incapable ! mais au moins de les introduire. Mais auparavant, je dois dire qui vous êtes.

Vous êtes né en 1953. Vous avez fait vos études à Sainte Croix de Neuilly, institution bien connue de nos membres, puis une école de commerce, ce qui vous a mené dans les assurances où vous êtes rapidement devenu un spécialiste de la gestion de risque. Mais en 1983, vous aviez alors trente ans, vous avez participé à la fondation d'une société d'application de l'informatique à la gestion financière dont le succès a été éclatant puisque en cinq ans elle est passée de 8 à 4800 employés. L'aventure, m'avez-vous dit, s'est mal terminée mais elle ne vous a pas découragé puisque vous êtes devenu un spécialiste des échanges critiques d'informations dans les organisations complexes. Vous avez aujourd'hui votre société dans ce domaine et conseillez de nombreuses entreprises.

Ce qui me frappe dans le parcours qui est le vôtre, et dont j'ai résumé les grandes lignes, c'est votre imagination, votre réactivité et votre intérêt pour des sujets qui paraissent marginaux, un peu ésotériques même mais qui s'avèrent pourtant tout à fait essentiels.

Vous en êtes venu à ce dont vous allez nous entretenir ce soir par un long processus de réflexion que vous avez engagé, m'avez-vous dit, à propos d'une activité que vous partagez avec beaucoup d'entre nous, le jardinage. Vous m'avez parlé de ce jardin de Normandie dont vous vous êtes occupé pendant trente ans. Vous m'avez dit que vous vous êtes finalement demandé quelle était la finalité de cet effort que vous avez mené, ce qu'il y avait derrière des longues années de travail. C'est toujours en se posant des questions simples que l'on progresse dans la vie. Sous l'influence de lectures et de rencontres, notamment d'un personnage dont vous nous parlerez peut-être, Philippe Bougon, aujourd'hui disparu, qui fut l'un des directeurs de l'Aérospaciale, vous avez peu à peu découvert ce qu'était l'harmonisation des énergies. J'aurais garde de déflorer votre sujet, par respect pour vous, bien sûr, mais je ne vous le cache pas, par prudence aussi. Voilà un sujet où, me semble-t-il, l'on ne s'aventure que sur la pointe des pieds ! Mais nous comptons bien ce soir que vous nous emmènerez dans ces terres inconnues et que nous ressortirons de là, enrichis de ce que vous nous aurez appris.

Vous avez créé une société de conseil dans ce domaine, qui représente aujourd'hui la moitié de vos activités. Vous conseillez des architectes, des paysagistes, des urbanistes et des designers. Vous faites des conférences et vous avez récemment reçu le premier prix de Saint Jean de Beauregard, qui est, avec les Journées de Courson, une des grandes manifestations relatives aux jardins dans notre Pays. Vous avez enfin publié des ouvrages, sur Jumièges, sur les Jardins Secrets [avec le Conseil Général de Seine Maritime] et bientôt vous nous promettez un nouvel ouvrage,"La Force de la Forme", une somme sur la géométrie sacrée et son utilté pour la construction de la société contemporaine.

J'espère vous avoir, Mesdames, chers collègues, mis l'eau à la bouche. Pour moi, c'est déjà fait ! Je vous laisse, Monsieur, la parole.»